EDITORIAL
La séance consacrée à la situation économique et sociale du département de Meurthe-et-Moselle s’est tenue en présence de monsieur le Préfet Raphael BARTOLT.
De par sa structure économique, notre département est particulièrement fragilisé par les crises qui se succèdent depuis 2008. Nous avons pu échanger ainsi sur les initiatives à conduire pour construire un développement dans notre département plus résistant aux fluctuations d’une économie ouverte et mondialisée
Malheureusement, dans la conjoncture actuelle, les politiques de rigueur budgétaire adoptées par certains pays dont la France risquent fort d’avoir les mêmes effets néfastes que dans un passé récent à savoir une baisse brutale de l’activité de notre économie. Les derniers chiffres du chômage comme le ralentissement économique sont là pour nous rappeler que parfois « le remède peut achever le patient ».
Cette inflexion budgétaire accentue encore l’absence de décision du gouvernement sur l’un des dossiers majeur tant pour notre collectivité que pour des centaines de milliers de familles à savoir la réforme de la dépendance en direction des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
Je rappelle que notre département depuis plusieurs années maintenant, porte au niveau national un combat sur la clarification nécessaire et indispensable du financement des allocations individuelles de solidarité.
Ce combat engagé par la grande majorité des départements tant de droite que de gauche sera bien évidemment mené à son terme.
Comment imaginer en effet que nous puissions avoir un débat totalement serein sur la situation économique et sociale dans notre département sachant que le poids financier de ces allocations pèse sur le budget départemental près de 236 millions d’euros soit 30% du budget global.
Vous savez comme moi que l’investissement public local constitue l’un des trois leviers possibles, aux cotés des exportations et de la consommation intérieure, pour soutenir l’activité économique et donc la croissance.
Alourdi par le poids toujours croissant de ces allocations individuelles nationales de solidarité, le département ne pourra plus à terme jouer ce rôle de moteur de la croissance locale.
Ces données budgétaires ont été rappelées avec une certaine gravité par monsieur le Président du Conseil Général Michel DINET car nous tentons depuis plusieurs années maintenant d’assurer un équilibre entre ce que nous impose la loi et ce que nous croyons nécessaire de soutenir pour continuer à accompagner le développement économique comme le développement culturel, social, environnemental de nos territoires avec nos partenaires .…avec tous les Meurthe-et-Mosellants.






