Chères Laxoviennes, Chers Laxoviens, Chères Villaroises, Chers Villarois,
La crise économique, la réforme de la fiscalité locale, le projet de réforme des institutions font que les collectivités locales sont confrontées à de grandes incertitudes sur leur avenir financier.
À l’instar des autres départements, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle voit sa situation financière gravement fragilisée. L’impact de la réforme fiscale voulue par le Président de la République pousse la majorité départementale, dans sa volonté de bonne gestion des deniers publics, à mettre en réserve une partie de son budget dès 2010.
L’impact de la réforme fiscale sera croissant au fil des années et c’est un ensemble de projets et de publics que le département, malgré lui, ne pourra plus aider.
La vague de décentralisation de 2004 a élargi considérablement les compétences des départements, leur donnant la possibilité de mener une politique cohérente au service de leurs habitants :
par le transfert d’un certain nombre de routes nationales ainsi que des personnels de la DDE affectés à leur
entretien. ;
par l’attribution de missions en matière d’action sociale (allocations aux personnes âgées, aux personnes handicapées, protection de l’enfance et de la famille), le département répond aux problèmes des habitants les plus fragiles ;
par le transfert de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des collèges publics mais aussi de l’accueil, la restauration et l’hébergement dans ces collèges.
par l’attribution de la gestion administrative et financière du Service Départemental d’Incendie et de Secours (les pompiers)
La décentralisation qui a permis de mieux répondre aux besoins de chacun est remise en cause par cette réforme.
Le pacte républicain est malheureusement remis en question par le lent étouffement des départements. En effet, le transfert de ces compétences exercées n’a pas été compensé financièrement et amène déjà une vingtaine de départements (de droite comme de gauche) à demander à leur chambre régionale des comptes de bien vouloir élaborer leur budget. Un seul perdant : le service public de proximité c’est-à-dire nous les habitants. En 2009, en Meurthe-et-Moselle, la non-compensation de l’Etat pour l’allocation RMI (devenu RSA) se chiffre à 18 millions d’euros soit l’équivalent de 500 postes de travail à temps plein, ou l’équivalent de 2 collèges neufs. Ajouté au transfert des routes nationales, au dérapage de l’APA (Allocation Personnes Agées, hier financée à 50 % par l’état, aujourd’hui à moins de 30 %), au transfert des tutelles, à la prestation de compensation du handicap, etc, le montant du manque au budget départemental se chiffre en centaines de millions d’euros que le contribuable Meurthe-et-Mosellan a dû compenser pour assurer le financement de la solidarité. Ce sont autant de services de proximité que nous ne pouvons plus offrir aux Meurthe-et-Mosellans. Au-delà de l’augure d’un avenir incertain pour les Meurthe-et-Mosellans, la majorité départementale a tenu bon la barre en 2009 : Le département a accompagné les actions de terrain pour mettre en valeur le patrimoine, a soutenu les actions communales, associatives ou d’entreprises comme le financement du terrain de boules à Villers, le terrain de football synthétique de Laxou, les Ecoles de musique, le château de Lunéville, la construction de la Bergerie de la colonie de Laxou, les subventions aux associations, la sauvegarde des espaces naturels sensibles...
Nous ne nous contenterons pas de procéder à des coupes sombres dans les budgets. Nous souhaitons engager avec nos partenaires, une réflexion collective pour analyser la situation et définir une méthode de travail adaptée et respectueuse de notre partenariat. Je vous donne rendez-vous sur le site internet du Conseil Général (www.cg54.fr) afin de prendre connaissance des ateliers départementaux qui permettront de travailler autour de cinq thèmes. Cinq grandes rencontres se dérouleront au conseil général de mars à mai 2010 autour de ces thématiques. L’assemblée départementale pourra alors se saisir de ces échanges et des propositions qui auront été faites pour organiser son action.
Pierre Baumann, Conseiller Général,
Danielle Maudinas, Conseillère Générale suppléante.


